Major Bernard G., jeune retraité après 38 ans de carrière !

« Aujourd’hui, je quitte une brigade, qui est dev­enue une famille… »

Je suis arrivé vers l’âge de 20 ans, mais sans l’âme d’un sapeur-pom­pi­er, ni l’envie d’y faire car­rière. A cette époque, j’étais un minot provin­cial débar­quant au cœur de la cap­i­tale. En arrivant, j’ai décou­vert le méti­er et cette mai­son. J’aimais déjà le con­tact humain, ren­dre ser­vice, l’uniforme et l’esprit mil­i­taire, mais les gradés qui m’ont accueil­li dans un esprit de fra­ter­nité et de cama­raderie, m’ont vrai­ment don­né envie de rester. 38 ans plus tard et quand je regarde dans le rétro­viseur, la brigade de sapeurs-pom­piers de Paris m’a per­mis de faire un beau par­cours. Si c’était pos­si­ble et si on me pro­po­sait de recom­mencer, je ne chang­erais rien et sign­erais à nou­veau pour la même car­rière. Arrivé sapeur, je suis passé par tous les grades et j’ai ter­miné en tant que major au cab­i­net du Général. Pour moi, c’est l’apothéose d’une carrière.

Main­tenant ambas­sadeur pour le recrute­ment de la Brigade en tant que réserviste, je veux trans­met­tre tout ce que l’on m’a don­né et appris pen­dant toutes ces années. Je veux dire aux plus jeunes que la BSPP est une belle mai­son. Ici, on peut com­mencer en bas de l’échelle et finir au plus haut si on s’en donne les moyens. Mais surtout le plus impor­tant, c’est d’aimer son prochain. Pom­pi­er de Paris, ce n’est pas un méti­er, c’est le don de soi pour les autres.

Un sapeur en formation chez les Pompiers de Paris

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